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Café Labo – Culture et territoire urbain

AP2i vous convie à un Café Labo sur le thème de la culture et du territoire urbain.
« Le territoire urbain, comme la ville, est alors un lieu d’habitat dense, caractérisé par une société différenciée, une diversité fonctionnelle, une capitalisation et une capacité d’innovation qui s’inscrivent dans de multiples réseaux d’interaction ».

Au programme, plusieurs réflexions sur ce thème avec trois intervenants qui viendront animer la recontre:

  • Cross world : une série de reportages menée à l’international pour donner à voir des objets qui nous paraissent quelconques dans notre quotidien en France, raconter à quoi ils servent, ce qu’ils représentent ailleurs. http://crossworlds.fr/
  • Paris vu d’en haut : une expo et un parcours pour présenter un patrimoine culturel rempli de mystère : les toits de Paris. http://parisvudenhaut.littlebig.city/
  • les 400 vues : une exposition et une rencontre photographique sur l’environnement urbain parisien inscrit dans un cadre international. http://les400vues.eu/

Joignez-vous à nous, Mercredi 13 avril à 18h à Paris 3 et venez rencontrer et discuter avec les responsables différents projets culturels sur l’appropriation du territoire urbain.

Brooklyn – Home is Home

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Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans l’arrivée dans un nouveau pays. L’éloignement, à la fois recherché et craint, créé et ressenti, est ce sentiment qui se nourrit de la tension entre l’expectative et l’appréhension. En décidant de s’installer à Brooklyn, Eilis Lacey s’éloigne de l’Irlande de 1952, et laisse derrière elle une vie confortable mais sans avenir. La scène où la jeune femme se présente au comptoir d’immigration d’Ellis Island est l’une des plus mémorables du film par son illustration très juste de cette fébrilité vis-à-vis d’un choix motivé par l’incertitude.

Le film de John Crowley, adapte le roman Brooklyn de Nick Hornby. L’auteur avait déjà écrit High Fidelity, film que l’on ne peut jamais assez recommander, notamment pour sa représentation formidablement évocatrice et drôle de l’éloignement amoureux. Il nous propose cette fois-ci un film d’une grande beauté, un récit délicat sur l’immigration. Ce sujet, finalement assez peu traité au cinéma, offre l’occasion de tracer une histoire forte mais suffisamment universelle pour que chacun puisse y refléter ses expériences.

À travers l’évolution de son personnage, Brooklyn interroge la construction de notre identité par l’assimilation au milieu dans lequel on vit. Pour beaucoup, notre identité est invariablement définie par les lieux où nous avons grandi. C’est à cette apparente fatalité qu’Eilis tente de s’extraire tout au long du film. Brooklyn retrace habilement les différentes étapes de notre ressenti par rapport à l’intégration à une culture fondamentalement différente de la nôtre. L’actrice transmet avec beaucoup de justesse cette progression de sentiments qui vont de l’excitation vis-à-vis de l’inconnu, à la peur, à la résistance, puis à l’abandon et enfin à la revendication d’un mode d’être qui finit par la définir. Cette évolution du personnage souligne ces contradictions profondes et douloureuses qui animent sa volonté de se redéfinir par son nouveau milieu sans nier ce qui constitue fondamentalement son identité. Ce déchirement nécessaire, particulièrement bien mis en scène dans le film parlera beaucoup à ceux qui ont voulu amorcer une nouvelle vie dans un autre pays.

L’auteur a la très bonne idée de confronter son personnage à un retour à sa vie en Irlande. Maintenant installée à Brooklyn depuis plus d’un an, Eilis se trouve contrainte de retourner auprès de sa famille pour quelques temps. Cette séquence du film brille par le fait qu’elle présente en quelque sorte le processus inverse et accéléré de sa construction identitaire à Brooklyn. Sa lente et progressive assimilation à la vie de new-yorkaise se heurte brutalement à la vie qu’elle avait mise derrière elle. Cette séquence rend manifeste un conflit profond jusqu’ici masqué par l’identité qu’elle s’est construite. Ce retour marque son affront à la personne qu’elle a décidé de ne plus être et constitue l’un des moments les plus beaux et intelligents du film.

L’histoire d’Eilis Lacey pose finalement la trame de fond à un récit plus subtil sur la solitude. Le film illustre brillamment cette dimension inexprimable de l’immigration : son caractère profondément personnel et intime. Ce sentiment qui traverse toute l’expérience du personnage contribue grandement à la finesse d’un film touchant parfaitement maîtrisé.

 Emilien Maubant

Un diner interculturel « very special » !

L’équipe AP2i à la joie de vous annoncer que son prochain Diner interculturel sera Franco-US ! Ce dîner thématique est organisé en partenariat avec EDUCO. affiche Franco-US-page-001

Des étudiants américains viendront donc concocter de bons plats dignes de leur pays, tandis que nous leur ferons découvrir la cuisine à la française ! Leur mets répondront-ils aux clichés de la junk food ou seront-ils ultra healthy ? Nous le saurons jeudi 18 février à la Marelle !

Sans oublier : un quizz et un blind test qui feront tomber les idées reçus entre français et américains !

Alors venez vous aussi rapporter un plat qui vous tient à cœur afin de le faire découvrir !

Quand : Jeudi 18 Février, à 20H

Où : La marelle, 20 rue Bréguet, 75011

Toutes les informations: https://www.facebook.com/events/947553118667205/

Exposition Art Ludique, la french touch du Jeu Vidéo

artludiqueSi l’on considère souvent la dimension esthétique d’un jeu vidéo par rapport à ses prouesses techniques, il est facile d’oublier le rôle considérable des artistes dans la réussite de l’œuvre. Le jeu vidéo a de particulier qu’il offre au joueur un monde dans lequel évoluer. Qu’il s’agisse de villes entières reconstituées comme le Constantinople du XVIème siècle d’Assassin’s Creed Revelations, ou la forêt aux allures d’aquarelle de Child of Light, le jeu vidéo brille par ces constructions complexes et minutieuses d’univers à parcourir.

L’exposition « L’art dans le Jeu Vidéo, l’inspiration française » présentée au Musée de l’Art Ludique jusqu’au 6 mars 2016, permet de découvrir le travail impressionnant des artistes dans la conception d’un jeu vidéo. De simples petits croquis sur un calepin à d’immenses peintures numériques en passant par des bustes en terre cuite, on est amenés à voir et comprendre l’importance des « concepts arts » dans l’élaboration d’un jeu vidéo, de ses univers et de ses personnages. La réussite de l’exposition tient dans la découverte de ce lien fondamental entre les designers artistiques et les designers ludiques, entre l’identité visuelle d’un titre et sa jouabilité.

Child Of Light
Child Of Light

Dans l’une des salles, les visiteurs sont amenés à s’asseoir sur un banc, entourés d’un écran incurvé à 180 degrés, du sol au plafond. Le spectateur est alors plongé au cœur des rues du Paris de la Révolution Française. J’ai été particulièrement marqué par ce moment de l’exposition dans la mesure où, même en ayant joué au jeu, j’ai tout de même été surpris du niveau de détail éblouissant qui constitue l’environnement dans lequel l’action prend place.

Parmi les 800 œuvres présentées, la grande majorité est issue de studios français, mais l’exposition fait aussi la part belle aux artistes québécois. Ubisoft, fondée en France, dispose de studios partout dans le monde, et en particulier à Montréal. L’exposition nous permet alors de découvrir l’échange interculturel de talents entre la France et le Québec, qui est au cœur de l’originalité artistique de ces œuvres.

Si l’exposition intéressera les joueurs pour le côté « behind the scenes » qu’elle présente, elle saura aussi séduire les néophytes dans cette découverte d’un imaginaire peu représenté dans les médias traditionnels.  Peut-être un peu courte, elle est toutefois à recommander vivement, si ce n’est pour la perspective rafraichissante qu’elle offre sur un média en peine de légitimité.

Emilien Maubant

Les voeux de la présidente – Paris 8

L’Université Saint-Denis Paris VIII est depuis plusieurs années un des partenaires privilégiés de l’association AP2i.

Par son engagement dans la recherche en Sciences Humaines et Sociales, par sa volonté de créer une réelle communauté étudiante et universitaire, cet établissement incarne les valeurs de solidarité, de dialogue et de tolérance que défend notre association.

Notre collaboration s’est concrétisée grâce à un soutien du Fond des Initiatives Etudiantes (FSDIE) de l’Université Paris VIII pour le projet Mymed en 2012 (projet euro-méditerranéen de création d’une plateforme recensant les bonnes pratiques culturelles et citoyennes via des témoignages) mais également lors de notre participation au « Grand 8 » le Forum des associations de l’Université Paris VIII en octobre 2015. Nous tenons d’ailleurs à remercier particulièrement Olivier Bruaux (Médiateur culturel) pour son encadrement et sa sympathie.

Dans le cadre de cette collaboration, l’association AP2i a été invitée aux vœux de la présidente Danielle TARTAKOWSKY le jeudi 28 janvier 2016.

Une foule d’enseignants, d’étudiants et d’employés de l’Université Paris 8 se sont alors rassemblés pour faire un bilan ému de l’année passée (marquée notamment par la disparition du professeur renommé  en économie de Paris VIII Bernard Marisse lors des attentats de Charlie Hebdo, événement avec lequel la présidente à commencé son discours).

Photographie d’Olivier Bruaux
Photographie d’Olivier Bruaux

C’est un message de bienveillance et d’appel à la mobilisation que nous a fait passer madame Tartakowsky. Son discours a été ponctué de photographies du « Grand 8 » mais également d’une courte vidéo de promotion de l’Université où l’on peut voir à quel point il fait bon d’
étudier dans un environnement si propice à la réflexion critique et à la recherche.

Nous remercions donc sincèrement l’Université Saint-Denis Paris VIII de nous avoir convié à cet événement et espérons sincèrement pouvoir collaborer avec ses équipes en cette année 2016.

Clémence THIBAULT
Co-présidente de l’association AP2i

Les 400 vues à l’Alliance française de Dublin : retour sur le vernissage de l’exposition photographique

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Le 14 janvier dernier, a eu lieu le vernissage de l’exposition photographique des 400 vues, organisé par AP2i, à l’Alliance française de Dublin.

Dans une ambiance conviviale, journalistes, photographes, professeurs et autres curieux ont observé un Paris étranger aux clichés : l’occasion pour eux de découvrir la diversité parisienne sous un point de vue atypique. Entre deux bouchées de galette des rois, le public franco-irlandais a souligné la qualité des photographies et l’intérêt d’un tel projet. On notera d’ailleurs le succès de la photo du parisien et de sa cigarette auprès des spectateurs.

Cette exposition fait suite à la rencontre photographique de l’été dernier : 20 jeunes (de 18 à 30 ans) provenant de 5 pays différents (Egypte, Slovaquie, Roumanie, Turquie et France) avaient sillonnés les rues de Paris et posés leur regard sur la ville à l’aide de leur appareil photo.

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Les spectateurs apprécient les photos tout en dégustant un verre de vin

Grâce au projet des 400 vues, la diversité et l’échange ne se retrouvent pas seulement dans les photographies, et le vernissage de l’exposition à Dublin a également été un moment de rencontre et d’échange franco-irlandais. Les spectateurs appréciant les photos et dégustant un verre de vin

Cette exposition est d’ailleurs la première d’une série : le public parisien peut d’ores et déjà apprécier les photographies à la Galerie de la maison des initiatives étudiantes de Bastille (3ème arrondissement), jusqu’au 6 février. Par la suite, les photos seront exposées dans chaque arrondissement parisien.

Alors si l’envie vous prend de découvrir la capitale sous un regard original, n’hésitez pas à retrouver toutes les informations sur les pages facebook d’AP2i et des « 400 vues » pour avoir plus d’information sur les lieux d’exposition.

L’équipe AP2i

Facebook des 4OO vues

Facebook AP2i

Gastronomie estudiantine durant la cinquième édition du dîner interculturel d’AP2i

ledinerLe 7 décembre dernier à La Marelle, Ap2i s’est réunie pour son rendez-vous gastronomique favori, le dîner interculturel qui en est déjà à sa cinquième édition. Le principe reste le même, chaque personne amène un plat d’une certaine région qui lui tient à cœur pour le faire partager à tous.  L’objectif? Faire partager nos expériences culturelles autour de petits plats et favoriser la curiosité des pratiques d’autres pays et régions.

Correction du quiz en toute transparence
Correction du quiz en toute transparence

Au programme, plusieurs activités, dont un quiz, particulièrement retors. On ne révèlera d’ailleurs pas le score de certaines équipes, par souci de dignité et de décence. Pour ce qui est des plats, on retiendra tout particulièrement les samossas végétariens de Bella, vraiment délicieux.

On vous attend pour le prochain dîner interculturel d’Ap2i, le 18 février 2016 à La Marelle, pour une soirée à la thématique franco-américaine. Là encore, la formule « potluck » est prévue, alors n’hésitez pas à amener vos plats favoris!

L’équipe Ap2i

Les 400 vues à la Galerie de la maison initiatives étudiantes

12615299_810721119056729_2789438310497166676_oDu mardi 26 janvier au samedi 6 février, venez découvrir à la Galerie de la maison initiatives étudiantes de Bastille (3ème arrondissement), l’exposition des 400 vues, organisée par l’association Ap2i.

La particularité du projet des 400 vues est de faire découvrir Paris dans sa quotidienneté, au-delà des clichés touristiques vus et revus. Ainsi, tout au long de l’exposition, on redécouvre la capitale rythmée par ces moments a priori insignifiants, et qui pourtant sont la clef de son charme. Les photographies ont été réalisées par de jeunes euro-méditerranéens âgés de 18 à 30 ans, venant de France, de Turquie, de Slovaquie, de Roumanie, et d’Egypte, qui ont accepté d’aller à la rencontre de la Ville Lumière et de la côtoyer dans toutes ses dimensions, de sa délicatesse à son arrogance.
L’apostrophe de l’exposition « Et vous, quel sera votre Paris ? », retranscrit avec efficacité l’attitude adoptée lors de la réalisation des clichés, et celle que nous espérons vous faire embrasser lors de votre visite. Ce n’est pas Paris, ni leur Paris, que vous pourrez apercevoir, mais bien le Paris de tout un chacun, dans sa pluralité comme dans sa singularité. Face aux vingt photographies spécialement sélectionnées pour la Galerie sous le thème « Territoire urbain / Territoire identitaire », le visiteur pourra porter son attention aux petits détails de la vie, tels que les gestes anodins, les lieux qui nous sont familiers, ou encore les coins de rue qui nous échappent, trop occupés à être pris dans la spirale dynamique de nos journées stressantes.
Alors respirez le temps d’un instant, et venez prendre le temps de voir ce que vous ne vous êtes jamais laissés le temps de voir.
Merci à la Galerie de la maison initiatives étudiantes, et tout spécialement à Charlotte Lajargue, pour avoir redonné vie à ce lieu et permettre à de tels projets de se réaliser.

 

L’équipe d’Ap2i