Catégorie : Les 400 vues

Les 400 vues à l’Alliance française de Dublin : retour sur le vernissage de l’exposition photographique

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Le 14 janvier dernier, a eu lieu le vernissage de l’exposition photographique des 400 vues, organisé par AP2i, à l’Alliance française de Dublin.

Dans une ambiance conviviale, journalistes, photographes, professeurs et autres curieux ont observé un Paris étranger aux clichés : l’occasion pour eux de découvrir la diversité parisienne sous un point de vue atypique. Entre deux bouchées de galette des rois, le public franco-irlandais a souligné la qualité des photographies et l’intérêt d’un tel projet. On notera d’ailleurs le succès de la photo du parisien et de sa cigarette auprès des spectateurs.

Cette exposition fait suite à la rencontre photographique de l’été dernier : 20 jeunes (de 18 à 30 ans) provenant de 5 pays différents (Egypte, Slovaquie, Roumanie, Turquie et France) avaient sillonnés les rues de Paris et posés leur regard sur la ville à l’aide de leur appareil photo.

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Les spectateurs apprécient les photos tout en dégustant un verre de vin

Grâce au projet des 400 vues, la diversité et l’échange ne se retrouvent pas seulement dans les photographies, et le vernissage de l’exposition à Dublin a également été un moment de rencontre et d’échange franco-irlandais. Les spectateurs appréciant les photos et dégustant un verre de vin

Cette exposition est d’ailleurs la première d’une série : le public parisien peut d’ores et déjà apprécier les photographies à la Galerie de la maison des initiatives étudiantes de Bastille (3ème arrondissement), jusqu’au 6 février. Par la suite, les photos seront exposées dans chaque arrondissement parisien.

Alors si l’envie vous prend de découvrir la capitale sous un regard original, n’hésitez pas à retrouver toutes les informations sur les pages facebook d’AP2i et des « 400 vues » pour avoir plus d’information sur les lieux d’exposition.

L’équipe AP2i

Facebook des 4OO vues

Facebook AP2i

Les 400 vues, un projet photographique interculturel

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Les vingt jeunes de Turquie, Roumanie, Slovaquie, Egypte et France se sont imprégnés de l’atmosphère Parisienne du 15 au 28 juin. Ils ont exploré des espaces inhabituels de la capitale tandis qu’ils ont pu en découvrir davantage concernant la photographie et les autres cultures.

Ils ont eu l’opportunité de se promener dans différents endroits de la Ville Lumière avec des spécialistes les guidant au sein de quartiers rarement fréquentés par les touristes.

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De nombreux ateliers pédagogiques ont été organisés, notamment autour de la thématique de l’urbanité qui constitue un leitmotiv pour les séries photographiques.
Les jeunes se sont en effet focalisés sur l’axe « territoire urbain, territoire identitaire » afin d’effectuer leurs compositions.

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Durant les ateliers d’édition, Gabriel Jones et Alice-Anne, deux professeurs photographes ont enseigné aux participants comment aiguiser leur regard sur leur travail. Ils leur ont procuré des conseils ainsi que des outils pour parvenir à sélectionner leurs clichés dans la perspective de les exposer. Au demeurant, chacun a choisi 20 images qui seront présentées au public parisien en 2016.

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Des visites de musées (Musée de l’immigration & Maison Européenne de la photographie) ont également été réalisées pour les rendre d’autant plus sensibles aux thèmes en lien avec le projet.

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De plus, chaque group leader d’équipe s’est chargé d’animer un atelier de leur choix. Certains avaient pour objectif de renforcer les liens entre les jeunes, tels que des jeux et énergisants pour souder les groupes. D’autres se focalisaient sur la capacité à imaginer et construire un projet à plusieurs. L’idée était de leur montrer la complexité d’un tel challenge. Ils devaient s’écouter mutuellement et apprendre à être sur la même longueur d’onde.

Ce que les 400 vues me donnent à voir et à penser

– par Jérémie Duhauga, étudiant en philosophie

AP2i travaille pour l’interculturalité dans l’espace euro-méditerranéen et Les 400 vues est une exposition de 400 photographies d’une seule et même ville. On peut donc légitimement se demander en quoi ce projet si local, si focalisé sur la capitale française, correspond bien aux ambitions de l’association qui l’a mis en place. N’aurait-il pas été plus pertinent de demander à des photographes de fournir des clichés de leurs propres villes, de nous donner à voir leurs propres cultures « en situation » ? L’exposition aurait sûrement été plus variée, plus colorée, plus exotique, mais peut-être l’interculturalité ne commence-t-elle véritablement que là ou l’exotisme prend fin ; car que serait-il advenu de la communication entre les cultures dans une exposition qui aurait tout aussi bien trouvé sa place dans un musée d’anthropologie ?

Ce que montre nettement cette exposition et le travail d’AP2i, c’est que l’interculturalité ne consiste pas en une connaissance uniquement extérieure de la culture d’autrui (il ne s’agit pas seulement de savoir « qu’ailleurs ils font comme ça »), et le projet des 400 vues en met en pratique une conception beaucoup plus forte et politique. Par le choix d’un espace neutre : Paris, et l’élaboration d’un projet commun : photographier cette ville que chaque participant a découverte à l’occasion de la rencontre, AP2i nous donne à voir et à penser une interculturalité aussi éloignée de l’exaltation de la différence pour la différence que de l’absorption des cultures locales dans une super-culture globale. En effet, c’est dans un espace commun que la culture de l’autre m’est donnée à voir, et non plus chez lui. Ainsi, sa culture ne m’apparaît plus « en situation » et de manière pittoresque, mais devient un élément d’une situation toute nouvelle et à construire ensemble. C’est l’égalité de la découverte qui permet la neutralité de l’espace à découvrir, et c’est seulement dans un tel espace que la communication peut commencer sans qu’aucun ne regarde l’autre comme une pièce de musée ou un objet folklorique.

Rien ne pouvait donc être plus adapté aux ambitions d’AP2i que de traiter Paris comme un espace commun à éclater dans le regard de chacun et à reconstruire ensemble à travers une exposition collective, et dans lequel chacun aurait autant à apporter que tous les autres. Choisir de photographier Paris depuis cette variété d’ancrages culturels, multiplier les point de vue sur cet objet commun, c’est assumer le refus de faire se rencontrer des clichés, des caricatures de mœurs et de valeurs, c’est assumer que l’interculturalité concerne avant tout des personnes qui ont eu la chance de ne pas grandir ensemble.

Les 400 vues pour sortir des sentiers battus

Le photographe Eric Fischer réalise des cartes des grandes villes du monde entier et utilise une technique toute particulière pour comprendre les dynamiques de ces espaces urbains. Il observe les différents endroits de ces villes ayant été géo-localisées par les touristes lorsque ceux-ci prennent des photographies. Par cette accumulation de photos, il nous révèle quels sont les lieux les plus fréquentés!

Les zones en rouge sur la carte de Paris sont donc celles qui concentrent une masse importante de touristes et locaux.

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Durant les 400 vues, les participants seront amenés à découvrir les quartiers les moins visités pour offrir un autre regard sur la capitale, loin des clichés des principaux monuments. La carte de Paris réalisée par Eric Fischer nous aidera donc à repérer les endroits… à éviter!

Sur Flickr

Un partenariat avec le FIAP

Le FIAP (Foyer International d’Accueil de Paris) est officiellement notre partenaire pour les 400 vues ! Ce sera donc au coeur du 14ème arrondissement que les participants seront hébergés.

Quoi de mieux que cette institution qui partage les mêmes valeurs de tolérance et vise à promouvoir le dialogue interculturel ?

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Durant cette résidence les jeunes photographes organiserons des dîners interculturels avec l’aide du chef cuisinier Nicolas Herbez, déjà enjoué par cette idée, afin de faire découvrir leurs cultures et leur art de la table. D’autres activités culturelles du FIAP leur seront également proposées comme des inaugurations d’expositions, des projections de documentaires, des initiations aux danses du monde.

 

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La Tour des Dames, un partenaire pour les 400 vues

La Tour des Dames est l’un de nos partenaires principaux pour les 400 vues.

Ce centre d’animation propose de nombreuses activités de nombreuses activités sur son site, équipe de salles d’exposition et d’installations sportives.

Grâce à l’équipe de ce centre, les jeunes photographes bénéficieront d’un environnement plaisant pour certains moments de la rencontre de Juin 2015, notamment le Café Labo  » Etre jeune et réaliser un projet interculturel euro-méditerraneén le 27 juin.

 

Par la suite, la Tour des Dames exposera des photographies du 1er mars au 30 avril
2016 puis davantage lors de la Fête de l’Europe le 9 mai 2016.

14-18 rue de la Tour des Dames
75009 Paris
Métros : Trinité d’Orves (L12) // Auber/Opéra (L3-7-8-A)

Centre d’animation Tour des Dames

 

Le thème de l’urbanité au cœur du projet Les 400 vues

En avril 2014, l’experte en géographie Flaminia Paddeu publie dans le magazine en ligne Urbanités un article au sujet du territoire urbain. Le projet Les 400 vues étant orienté sur cette thématique, il est intéressant de découvrir sa réflexion à ce propos.

Qu’est-ce qu’un territoire urbain ?

« Je crois, en effet, que si le territoire peut être défini objectivement, la territorialité, elle, est d’abord un sentiment ; ce qui explique pourquoi, à mon sens, cette notion est centrale dans l’étude de la ville. » Roncayolo, 2011

QU’EST CE QU’UN TERRITOIRE URBAIN ?

« En philosophie, les questions de terminologie sont importantes. Comme l’a dit un philosophe pour qui j’ai le plus grand respect, la terminologie est le moment poétique de la pensée. » (Agamben, 2007). Dans les études sur l’urbain la terminologie aussi est importante : se demander ce qu’est un territoire urbain ne revient pas à se demander ce qu’est la ville ou l’espace urbain. Avant toute chose c’est la notion de territoire qui doit être explorée. Moins désincarné et moins objectif que le terme d’espace, le terme de territoire se définit par sa matérialité et par son appropriabilité. Il s’agit en effet de quelque chose qui existe, de concret, qui commence et se termine, que l’on peut dessiner et cartographier ; de même, le territoire est toujours celui de quelqu’un, ni strictement individuel ni entièrement collectif (Roncayolo, 2011). Le territoire apparaît ainsi comme une portion d’espace terrestre, envisagée dans ses rapports avec des groupes humains qui l’occupent et l’aménagent, en vue d’assurer la satisfaction de leurs besoins (Elissalde, 2004).

Or la modalité de cette occupation et aménagement par les groupes humains – c’est-à-dire en fait l’habiter – prend depuis l’origine, et de manière croissante aujourd’hui, une forme urbaine, soit la forme d’un agrégat de population dense. Pour les historiens, les juristes, les politistes, comme pour les premiers chroniqueurs urbains, la ville désigne une forme d’organisation politique des sociétés (la polis au sens de cité) qui correspond à l’appropriation et au contrôle d’un territoire (Duby, 1985). Pour les géographes, cette appropriation du territoire par la ville se fait à deux échelles, celle du territoire de la vie quotidienne (la ville), et celle des territoires du contrôle politique et économique (les réseaux de villes) (Pumain et alii, 2007). Il faut veiller à distinguer dans ces définitions deux éléments, qui conjointement définissent la ville : une concentration d’habitants et un territoire géographiquement restreint. Au final, on peut donc entendre par « territoire urbain » l’espace occupé par la dimension matérielle d’une ville et approprié par ses acteurs, aussi bien pour la satisfaction de leurs besoins quotidiens, que pour en permettre un contrôle politique et économique. Le territoire urbain, comme la ville, est alors un lieu d’habitat dense, caractérisé par une société différenciée, une diversité fonctionnelle, une capitalisation et une capacité d’innovation qui s’inscrivent dans de multiples réseaux d’interaction (ibid.).

PRÉROGATIVES, LIMITES ET COMPLEXITÉ DU TERRITOIRE URBAIN : VERS LA DÉTERRITORIALISATION ?

Défini de la sorte, quelles sont alors les prérogatives de ce territoire urbain ? Il a d’abord la prérogative de la centralité en termes d’échanges. Traditionnellement, la survie du territoire urbain dépend donc de l’échange des biens et des services contre des denrées agricoles, nécessaires à la subsistance de sa population. S’il y a centralité c’est que l’échange entre ville et campagne est toujours un échange inégal, les produits manufacturés étant surévalués par rapport aux denrées alimentaires (Fernand Braudel, 1979). En termes de services, le territoire urbain spécialisé exerce aussi des fonctions centrales pour une région environnante (Christaller, 1933). À l’ère de la mondialisation, le territoire urbain est un point-clé des échanges mondiaux parmi les autres territoires urbains, en termes d’échanges de biens, de services, d’informations avec ses semblables. Ensuite, le territoire urbain est aussi traditionnellement le lieu d’exercice de pouvoirs : qu’il soit à l’origine d’ordre religieux ou politique, ce pouvoir s’accompagne d’un privilège économique et territorial, qui confère aux dirigeants de la ville un ascendant sur le territoire environnant et ses populations.

Justement, sa centralité et sa capacité à exercer et abriter le pouvoir pose cette question : où s’arrête le territoire urbain ? Avant d’en définir ses limites, il faut d’abord comprendre cette articulation : le territoire urbain est spatialement intrinsèquement limité, mais il est contraint de sortir de ses limites. Puisque la ville est par définition dense et continue, cela implique qu’elle ne puisse produire, sur la surface limitée qu’elle occupe, la totalité des ressources alimentaires dont ses habitants ont besoin. Il y a donc à l’origine, une impossibilité à l’autonomie, liée à la disproportion entre la concentration d’habitants et le territoire forcément restreint qui est occupé. Tant que les constructions urbaines ont été contenues dans des enceintes, il était possible de confondre la notion de ville avec celle du territoire municipal d’une commune. Si l’extension spatiale venait à déborder les murs, ou les frontières juridiques du territoire urbain, il était fréquent de réajuster ces limites sur celles de l’espace bâti continu, car la croissance demeurait assez lente. Avec la révolution industrielle et l’explosion urbaine du XIXème siècle, le débordement des faubourgs et des banlieues sur les localités voisines s’est généralisé. Ce n’est cependant qu’après la Seconde guerre mondiale que les instituts de statistique se sont saisis du problème de la dissociation croissante entre l’entité juridique et politique, municipale, de la ville, et sa réalité sociologique, économique et géographique. Autrement dit, elles ont pris conscience de la nécessité de passer de la conception de la ville à celle du territoire urbain. Plusieurs pays ont ainsi été amenés, soit à réaliser d’importantes fusions de communes, comme par exemple au Japon, en Suède ou en Allemagne de l’Ouest, soit à définir de nouvelles entités statistiques, en s’affranchissant des limites administratives, pour coller avec la réalité du territoire urbain. Ainsi, c’est non pas la limite administrative, mais plutôt la fin de la continuité du bâti et de la densité humaine qui signe la limite du territoire urbain.

Mais aujourd’hui les territoires urbains sont de plus en plus vastes et complexes, d’où l’avènement de la notion de territoire métropolitain, utilisé dans le cas des grandes villes insérées dans la mondialisation. C’est donc désormais en termes de mobilités, de réseaux qu’il faut penser le territoire urbain, non plus aréolaire, mais réticulaire (Dupuy, 1991). L’action publique urbaine se trouve alors prise dans un faisceau d’enjeux potentiellement contradictoires : il s’agit d’exister dans la nouvelle compétition interurbaine, de favoriser le développement économique, tout en garantissant la cohésion sociale du territoire et le respect de l’environnement, selon un nouvel impératif de durabilité. Dans ces conditions, il s’agit de réfléchir à des réponses et à des échelles d’action adaptées au territoire, puisque la mondialisation et la métropolisation, par l’émergence d’un marché mondial, la financiarisation, l’affaiblissement de la capacité financière de la puissance publique etc., modifient sensiblement les pratiques de production du territoire urbain. Ces tendances lourdes entrent alors en contradiction avec une gestion locale et sur mesure des enjeux territoriaux, posés sous l’angle des territoires de vie. Ainsi, le territoire urbain, comme substrat de la localisation des activités humaines, peut sembler dépassé, incitant à évoquer un processus de déterritorialisation. La déterritorialisation est un synonyme d’affaiblissement des contraintes physiques de localisation, et se manifeste par exemple dans les dynamiques de délocalisation/relocalisation des entreprises, ou dans les dynamiques propres du cyberespace et des transactions immatérielles. Elle signifie aussi l’affaiblissement des identités territoriales à l’heure de la globalisation, pouvant susciter, en réaction, une demande sociale accrue de local.

DU TERRITOIRE URBAIN A LA TERRITORIALITÉ URBAINE : APPROPRIATION ET APPARTENANCE

C’est en tant qu’elle est appropriable que la ville peut être considérée comme un territoire urbain. S’il est approprié, il l’est à la fois par quelqu’un, de manière individuelle, et par un sujet collectif. D’une part, le territoire urbain est le support d’un collectif et de communautés, d’un gouvernement politique ; d’autre part il suscite un sentiment d’appartenance ; et enfin, il est un lieu de pratiques, dans lequel nous vivons et où nous nous sentons chez nous : appartenance et appropriation sont les deux modalités du rapport des acteurs au territoire urbain. Le territoire urbain nous appartient, autant que nous lui appartenons, en tant que nous y sommes matériellement, politiquement, administrativement, économiquement et affectivement liés : c’est un territoire parcouru et vécu (Frémont, 1976). Il est alors question de conflits, de négociation ou d’aménagements liés aux usages multiples d’une même portion du territoire urbain. C’est dans le cadre de ce rapport que l’on peut envisager le sentiment de territorialité (Roncayolo, 2011) induit par une existence au sein d’un territoire urbain.

Flaminia PADDEU

Flaminia Paddeu est enseignante (ATER) à l’Université Paris IV-Sorbonne et doctorante en géographie au laboratoire ENeC (Espaces, Nature et Culture). Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et agrégée de géographie, elle travaille aujourd’hui sur la mobilisation civique environnementale dans les quartiers en crise urbaine aux États-Unis (Detroit/New York).

Bibliographie

AGAMBEN G., 2007, Qu’est-ce qu’un dispositif ?, Payot, Rivages, 50 p.

BRAUDEL F., 1979, Civilisation matérielle, économie et capitalisme (15ème-18ème siècles), Armand Colin, 736 p.

CHRISTALLER W., 1933, Die zentralen Orte in Süddeutschland, Iéna, université d’Iéna,.

DUBY G., 1985, Histoire de la France urbaine (tome 5), Seuil, 668 p.

DUPUY G., 1991, L’urbanisme des réseaux, Armand Colin, 198 p.

ELISSALDE B., 2004, « Territoire », Hypergéo.

FREMONT A., 1976, La Région, espace vécu, Flammarion, 288 p.

RONCAYOLO M. & CHESNEAU I., 2011, L’abécédaire de Marcel Roncayolo, introduction à une lecture de la ville. Entretiens avec Marcel Roncayolo, InFolio, 607 p.

PUMAIN D., PAQUOT T. & KLEINSCHMAGER R., 2007, Dictionnaire La ville et l’urbain, Anthropos-Economica, 2007, 320 pages.

Le programme européen Erasmus + soutient “Les 400 vues” !

Nous sommes enchantés que notre projet “Les 400 vues” soit retenu par le jury
d’Erasmus + .

Ce programme européen finance, entre autres, des projets de rencontres européennes
de jeunes afin de développer le dialogue et la compréhension entre les cultures.

Ainsi, cette subvention participe à concrétiser la rencontre photographique « les 400 vues » entre vingt jeunes, originaires de cinq pays euro-méditerranéens, du 15 au 28 juin à Paris.

Les participants livreront leur vision de la capitale, loin des clichés habituels et des monuments historiques. Ce sera une façon pour eux de nous faire découvrir la ville d’une manière plus personnelle, en s’y impliquant artistiquement et émotionnellement.

Nous remercions le programme européen pour son soutien.

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Les 400 vues, un projet photographique euro-méditerranéen à Paris

En bref : Né d’une passion commune entre plusieurs membres de l’association AP2i, le projet artistique et interculturel « les 400 vues » consistera en une rencontre photographique qui se déroulera à Paris, entre 20 jeunes (de 18 à 30 ans), venant de 5 pays différents (France, Turquie, Slovaquie, Roumanie, Égypte) et ce du 15 au 28 juin 2015. Elle s’articulera autours d’un thème à la fois fédérateur et personnel que chaque participant devra s’approprier : « territoire urbain / territoire identitaire ». Cependant, la rencontre ne se construira pas uniquement autour de ce noyau thématique. En effet, afin d’approfondir leur formation artistique, les candidats participeront également à des ateliers photographiques. Cette démarche sera un moyen d’améliorer leurs compétences tout en leur permettant de partager leurs visions et leurs approches de cet art. Pour finir, en aval de cette rencontre et plus précisément au printemps 2016, les participants verront « 400 » de leurs photos exposées à travers les 20 arrondissements parisiens.

Dans quel but : Avec « Les 400 vues » les membres de l’association se sont fixé pour but d’éveiller la créativité des participants en confrontant leurs regards et leurs expériences personnelles. La vision d’un paysage urbain nouveau et sa réappropriation de la part du photographe étranger seront centraux. Chacun nous dévoilera ainsi une relecture de la capitale, loin des clichés habituels et des monuments historiques. Pour les participants, ce sera une façon de s’imprégner de l’espace, découvrir la ville d’une manière plus personnelle, en s’y impliquant artistiquement et émotionnellement.Susciter l’inspiration, leur permettre d’échanger, de découvrir, de partager et pourquoi pas modifier leur vision de Paris, de la photographie et de l’interculturalité, voilà la mission que s’est fixée l’association. Avec « les 400 vues », AP2i poursuit donc une fois de plus sa volonté d’aller au contact de jeunes de divers territoires, mettant en lumière leurs expériences et leurs rapports aux différentes cultures.

Y participer : Pour postuler les candidats qui remplissent les critères de sélection* ont encore jusqu’au 28 février 2015. Une fois sélectionnés ils pourront d’ores et déjà entrer en contact photographiquement parlant et ce grâce à la mise en place d’un compte instagram et d’un compte pinterest communs à tous. Un moyen ludique d’échanger sur sa vision du monde en amont de la rencontre.

Restez donc connectés, des nouvelles fraîches du projet pointeront régulièrement le bout de leur nez

Les critères :

* H/F entre 18 et 30 ans
* Ne pas habiter à Paris (et ne jamais y avoir vécu ni étudié… en bref ne pas connaître la ville en profondeur)
> Le logement et les repas seront financés par l’association et le transport jusqu’à Paris sera remboursé sur une base forfaitaire.
* Être passionné par la photographie
* Posséder un appareil photo ou un portable de bonne qualité
* Avoir de petites bases en anglais (de préférence)
* Être disponible du 15 au 28 juin 2015 inclus (indispensable)

AP2i Dossier de presentation Les 400 vues PDF

Le projet « Les 400 vues » a ses partenaires euro-méditerranéens !

Nous avons le plaisir de vous annoncer  les partenaires euro-méditerranéens du projet « Les 400 vues »!

Les voici :

  • Roumanie : Asociatia D.G.T (Do Great Things)
  • Slovaquie : A.D.E.L (Association for Development, Education and Labour)
  • Turquie : Karaman Youth Center Youth Club Association
  • Egypte : Cross Culture Youth Group

Prochaine étape, déposer la demande de financement auprès du « Label Paris Europe » et du programme européen « Erasmus+ ».

Puis, à partir de novembre 2014, nous lancerons l’appel à candidature auprès des photographes des pays concernés.

Plus d’infos : www.les400vues.eu