Le cinéclub « Univerciné » de l’association Cinewax à la Sorbonne Nouvelle

Cinewax, le cinéma qui crée des ponts entre les cultures.

Créée en novembre 2014, l’ambition du cinéclub « Univerciné » de l’association Cinewax est de promouvoir les cultures africaines par l’organisation de séances régulières dans des cinémas. L’objectif est de créer un pont culturel entre les pays grâce au septième art – mais pas que. A long terme, Cinewax souhaiterait créer un réseau de salles de cinéma au Sénégal, dans une démarche de démocratisation de la culture et de création d’emplois.

Aujourd’hui les cinémas y sont quasi-inexistants. On dénombre une salle de cinéma pour 6 millions d’habitants. L’association compte bien remédier à cela en créant des espaces culturels où les jeunes pourront se réunir, se cultiver ou même se former aux métiers de l’audiovisuel.

Cinewax c’est donc une formidable association, jeune et dynamique, qui crée du lien entre des cultures différentes grâce à des projets cinématographiques engagés.

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Les sociétés africaines en mutation

Cette année, la programmation du festival Cinewax questionne les identités et les évolutions des sociétés africaines. Dans cette optique, le mercredi 2 novembre 2016, une projection d’un des chefs d’oeuvres du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, Ceddo, a eu lieu à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

Ousmane Sembène est indéniablement le fondateur d’un cinéma africain contemporain. En 1966, avec le film La Noire de …, il devient le premier africain noir à réaliser un long-métrage. Très connu pour son engagement politique et social, il est à l’origine d’une prise de conscience, par le biais du cinéma, des mutations subies par les sociétés d’Afrique de l’Ouest.

Réalisé en 1977, le film Ceddo, relate les troubles politiques et religieux au sein d’un royaume sénégalais. L’enlèvement de la fille du roi déclenche des conflits entre musulmans, chrétiens et animistes, qui auront une fin macabre. Sur fond de fresque historique, Ousman Sembène dénonce, à travers les habitants Ceddo, la caste des paysans pauvres et animistes ainsi que l’exploitation des africains pendant la colonisation. Il remet également en question les fondements légitimes de l’islam et du christianisme, religions qui ont tendance aujourd’hui à se présenter comme les religions naturelles des africains ; or, le réalisateur montre ici qu’elles se sont imposées par la force et la contrainte et pour des raisons plus économiques et démagogiques que spirituelles. Ceci explique certainement pourquoi le film a été interdit à la projection et à la diffusion au Sénégal jusqu’en 1984 par le président Léopold Sédar Senghor. C’est à la fois un film subversif, engagé et d’une grande richesse historique. A voir absolument si l’on souhaite en savoir davantage sur la culture sénégalaise.

 

Retrouvez toutes les actualités de Cinewax sur leur site internet : http://www.cinewax.org
et sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/Cinecinewax/
L’événement à la Sorbonne Nouvelle : https://www.facebook.com/events/111584205982638/

 

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